-- INTERVIEW --


À l'occasion de son dernier set aux manettes d'OX, le jeune producteur néerlandais Applescal est revenu sur son expérience à l’intérieur de ce dispositif sensible à la musique.


TACC : Est­-ce que tu avais déjà joué sur une telle installation lumineuse ?
Applescal : Avant ma première fois sur la machine OX le 22 avril à Nancy, je n’avais jamais joué sur ce genre de machine. J’ai vraiment beaucoup aimé jouer dessus; lorsque les gens accordent un réel interêt à l’aspect visuel, je trouve ça vraiment très bien.


TACC : Est­-ce que c’est important pour toi qu’il y ait autant de visuel au cours d’un live ou d’un DJ set ?
Applescal : Oui, car on peut vraiment sentir que les gens ressentent la musique grâce à cette expérience visuelle, uniquement en les regardant. Si tout était silencieux, ce serait seulement des lumières, et s’il n’y avait que de la musique, ce serait également beaucoup moins intéressant. Mais ensemble, cela fonctionne vraiment; c’est très esthétique.


TACC : Es­-tu allé voir de l’autre côté, dans le public, ce que cela donnait ?
Applescal : Oui. Lorsque Vitalic jouait, j’ai pu vraiment expérimenter le phénomène. Lorsque vous jouez, vous regardez le public mais vous ne prêtez pas attention à ce qu’il se passe derrière vous. Je n’avais pas vraiment réalisé sur le moment ce qu’il se passait dans mon dos avant de voir le set de Vitalic. C’est vraiment cool.


TACC : Du coup, est­-ce que tu as passé des titres exprès pour voir comment la machine allait réagir ?
Applescal : Non. J’ai voulu donner du crédit aux constructeurs de la machine et à ses effets visuels inopinés. Je me suis laissé porter.


TACC : Est-­ce qu’il y a des installations lumineuses qui t’ont plus marqué que d’autres ? Daft Punk avec sa fameuse pyramide à Coachella par exemple, Jackson and his Computer Band lors de sa tournée en 2013 ou encore Four Tet avec son installation actuelle de LED 3D ?
Applescal : J’ai vu Amon Tobin et c’était incroyable. Il fait de la musique très glitchy. Toutes les lumières étaient éteintes, il y avait des cubes en 3D sur lesquels étaient projetés des visuels. Cela permettait d’expérimenter la musique et les visuels en même temps, ce qui est différent de la machine OX où les visuels suivent la musique. C’est également un bon concept.


TACC : Est-­ce que tu pourrais jouer chacun de tes sets sur une machine comme OX ?
Applescal : Oui, car c’est une grande installation qui propose une vraie expérience visuelle.


TACC : Tu peux nous parler un peu de ton actualité ?
Applescal : Je suis actuellement en studio. J’ai des remixes à paraître bientôt sur Ghostly International et des nouveaux morceaux qui sortiront après l’été !

Auteur : Manon Chollot

ok