MAREK HEMMANN + MATHIAS KADEN + MONKEY MAFFIA @BADABOUM26 mai

Après avoir émerveillé le public rochelais de La Sirène, rapidement conquis par ses allitérations visuelles, OX continue sa tournée française et investit le club Le Badaboum, l’un des acteurs les plus dynamique de la scène nocturne parisienne depuis bientôt trois ans. 

Après avoir émerveillé le public rochelais de La Sirène, rapidement conquis par ses allitérations visuelles, OX continue sa tournée française et investit le club Le Badaboum, l’un des acteurs les plus dynamique de la scène nocturne parisienne depuis bientôt trois ans. Rendez-vous est donc donné à minuit rue des Taillandiers dans le onzième arrondissement dans laquelle court déjà une impressionnante file d’attente de plusieurs dizaines de mètres, preuve que le public parisien ­ qui a déjà eu la chance de découvrir l’installation conçue par Romain Tardy et The Absolut Company Creation, en mars dernier au Zig­Zag avec Sven Väth ­ en redemande. Pour cette soirée, c’est Freude am Tanzen qui est l’invité d’honneur. En près de vingt ans, ce petit label allemand a su se créer une place royale dans le paysage électronique avec des choix bien particuliers, n’hésitant pas à sortir tantôt de la house lumineuse, tantôt de la techno glaciale. Trois de ses DJs phares, Monkey Maffia, Mathias Kaden et l’incontournable Marek Hemmann, vont se passer le relais aux commandes d’OX.


C’est Monkey Maffia, réputé pour ses sets éclectiques, qui se voit confié la lourde tâche de commencer. Alors que la salle se remplie à grande vitesse, les premières minutes de son set donnent le ton de la soirée qui s’annonce électrique. Sören Bodner de son vrai nom mixe sur vinyles ­ c’est assez rare pour le souligner ­ et enchaîne les titres dansants, une house solaire agrémentée de beaucoup de vocals féminines et masculines enivrantes, frôlant parfois avec le disco. Attirés par le délire sonore, une partie du public qui se trouvait encore dans les pièces adjacentes finit rapidement son verre et file sur le dancefloor danser les bras en l’air. « Just Trust Me » de Wbeeza et « Let Somebody Love You » de Seven Davis Jr. font mouche, la machine sensible à la musique se pare de lumières chaudes ­ du jaune, du orange ­ et de motifs circulaires; le terrain est prêt à accueillir le producteur suivant, à savoir la figure de proue de Freude Am Tanzen, Marek Hemmann.


Tiraillés entre le regret de quitter les îles ensoleillées de Monkey Maffia et l’envie de découvrir les contrées plus obscures de Marek Hemmann, on applaudit l’un tandis que l’autre passe derrière les platines. A peine installé, le DJ balance deux­trois titres bien froids, et tout bascule. Contrairement aux teintes plus chaudes offertes à son compère, c’est une dominante bleue électrique qu’imagine OX tout au long de son set puissant, des images étonnantes qui se reflètent dans les lunettes carrées à grosse monture noire du dj et producteur. En habitué du mythique Berghain, Marek Hemmann déroule un set sans fausse notes, une techno minimale, profonde et léchée agrémentée de ses tubes « Alice » et « Infinity » qu’un public éclairé attendait et reçoit avec délice. Enfin, la soirée se termine en beauté avec le passage derrière le DJ booth de Mathias Kaden. Comme sur son album Energetic sorti courant 2015, l’Allemand manie à merveille tant la techno que la house et délivre un mix aux confins des genres qui n’en finit plus de rendre folle l’installation lumineuse. La suite des aventures OX le 28 mai, au Bikini !

Auteur : Manon Chollot

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