JORIS DELACROIX + SAINT WKND + ZIMMER @LE BIKINI28 mai

Dernière date en mai pour la machine OX Création, et pour conclure direction Toulouse. Sur place, la création de Romain Tardy doit faire avec un concurrence inattendue : le spectacle tout aussi impressionnant des éclairs d’un orage proche de la salle. Mais la machine OX n’a pas dit son dernier mot ! 

Dernière date en mai pour la machine OX Création, et pour conclure direction Toulouse. Sur place, la création de Romain Tardy doit faire avec un concurrence inattendue : le spectacle tout aussi impressionnant des éclairs d’un orage proche de la salle. Mais la machine OX n’a pas dit son dernier mot ! 

Premier DJ a faire crépiter la quasi-intelligence artificielle qui agit OX : Saint Wknd. L’Allemand a assuré dans une position de warm-up pas simple avec un set éclectique, débutant avec son chaleureux « My Type » en parfaite opposition avec la pluie qui tombe dehors. Mais Saint Wknd sait réchauffer le public avec un peu de disco, ou des morceaux plus fédérateurs comme ce remix du morceau de Tiga vs Audion « Let’s go dancing ». Derrière lui, la machine imaginée par The Absolut Company Creation n’a aucun mal à s’adapter à la multiplicité des styles et les traduire visuellement : teintes chaudes, motifs très carrés ou au contraire ronds, repassant vers un bleu froid… On en oublierait presque d’admirer les éclairs qui zèbrent le ciel ! 

L’arrivée derrière les platines de Zimmer augmentera encore d’un cran l’intensité électrique de la soirée. Avec un set au final très techno, sa musique colle parfaitement avec les mouvements lumineux de la machine et le lightshow de la salle. L’ambiance est rectiligne et largement bleutée, mais toujours hypnotique et jamais répétitive. Le tonnerre est petit à petit remplacé par les basses et les cris du public mais la tension électrique reste bien présente. 

La surprise de la soirée est à mettre au crédit de Joris Delacroix. Sans abandonner la deep house qui l’a rendu célèbre, le DJ n’hésite pas à s’aventurer sur des terres plus techno. Et c’est une bonne chose ! Aidé par une machine très colorée et joyeuse mettant en avant la musique du Montpelliérain, on tomberait presque amoureux de ce set plein d’énergie. L’ambiance devient carrément survoltée lorsque tombe la reprise du tube d’Hans Zimmer - tiré du film Inception - qui nous plonge dans un état parallèle ou les formes géométriques s’enchainent autant devant que derrière Joris Delacroix. Un dernier flash et c’est déjà terminé. Le public scande son nom, comme une incantation pour le retour d’un peu de musique mais il devra se contenter d’une seule salutation. Deux mots : encore et merci !

Auteur : Tiphaine Lachaise

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